Manque de biomasse

Salut Ă  tous.

Mes planches syntropiques ne produisent pas assez de biomasse malgré les nombreux tournesols coupés , les bordures vivantes ect…
Je suis donc obligés de pailler avec les fortes chaleur.
Quelle est la solution?
Planter encore plus? Arroser pour produire plus de biomasse?
Ne rien faire et attendre que le sol s’agradde a force de perturbation ?

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Peut-être les mauvaises herbes d’à coté?

Hello,
Lorsque tu dis pas assez, quel est le seuil que tu aimerais atteindre ? Quelle est ta situation pedoclimatique ?

Salut Lucas,

J’aimerais que le sol ne soit pas a nu.
A certains endroits la couche végétale créée par la perturbation est vraiment fine et ne couvre pas bien le sol.
J’ai des conditions de plantations difficiles.
Coteau calcaire exposer plein sud
20 cm de terre caillouteuse apres c’est uniquement des blocs de calcaire
Je suis dans le lot.
Après jai pu échanger avec quelqu’un qui a des conditions tres différentes des miennes.
Sol sableux en fond de vallée exposé sud toujours dans le lot.
Ses tournesols sont beaucoup plus grands que les miens.
Ils atteignent facilement 4,50m alors que les miens peinent a atteindre les 3 m.
Mais nous arrivons a la meme conclusion : on manque de biomasse.

Je ne sais pas ce qui fait que vous manquez de biomasse (ph du sol, sol peu épais et donc reserves d’eau limitées…?). Chez toi sauf erreur de ma part les plantes sont à 25 cm les unes des autres, ça paraît suffisant comme densité. 20 cm de sol c’est quand même très peu. C’est troublant que la personne avec laquelle tu as échangé ait un problème de biomasse avec des tournesols de 4,50m de haut. Peut-être y a-t-il des ajustements à faire, mais lesquels? Je ne sais pas.

Ce qui me paraĂ®trait pouvoir ĂŞtre aidant, et qu’on va mettre en place lĂ  oĂą je suis, ce serait une/des « centrales Ă  biomasse Â» Ă  proximitĂ© de tes planches. Une/des zones dĂ©diĂ©es essentiellement Ă  la production de biomasse qui puisse ĂŞtre ‹ exportĂ©e â€ş et Ă©talĂ©e lĂ  ou il en manque sur tes planches. L’idĂ©al je trouve c’est de n’avoir Ă  marcher que le moins possible avec la biomasse, du coup une option Ă  laquelle je pense pourrait ĂŞtre de faire des carapaces de tortues très larges, et de les perturber par moitiĂ©, pour pouvoir y aller franco tout en continuant si besoin de profiter de l’effet protecteur de l’autre moitiĂ©, pas ou moins perturbĂ©e. La fois d’après on inverse. En option on peut receper/tailler en trogne les deux moitiĂ©s en fin de saison quand on a plus besoin d’ombre.

Autre option des multi-tortues, avec chacune leur carapaces, englobées par une autre carapace, comme des organismes multi-cellulaires. On pourrait perturber alternativement les carapaces et les sur-carapaces.

Quelque part ça reviendrait à réintroduire les interlignes d’Ernst Götsch, mais sans les placer en interligne (ce qui est problématique en climat tempéré si j’ai bien compris, ça espace trop les planches de culture). Ces interlignes sont bien en quelque sorte des centrales à biomasse, herbacées en l’occurence, si ma mémoire est bonne. Le fait de les placer en carapaces ou à coté des tortues permet plus de liberté, d’y mettre des plantes ligneuses, des arbres…

Après les premières années tes planches, y compris les trognes, devraient produire suffisament de biomasse pour ne plus avoir besoin d’en importer, avec en même temps le sol qui s’agrade, contient plus de matière organique et donc retient plus d’eau, etc. Plus nécessairement besoin donc de ramener de la biomasse de tes centrales à biomasse. Si il n’y a pas de nouvelles planches à mulcher, c’est toujours possible de faire du compost avec la biomasse excédentaire, du bois de chauffage ou d’oeuvre, ou autre.

On peut imaginer de passer une centrale qui a jouĂ© son rĂ´le en zone 4 ou 5 de permaculture, pour la faune. Dans ce cas l’abandon ou semi-abandon serait possiblement un problème si la centrale est une carapace, et crĂ©er sa centrale Ă  l’écart ou en bordure nord de son terrain pourrait ĂŞtre mieux alors, quitte devoir Ă  marcher un peu plus avec la biomasse le temps que la centrale est « en service Â».

J’avais pensĂ© y a quelques annĂ©es Ă  faire une centrale Ă  biomasse qu’on puisse amender avec le produit fini des toilettes sèches. En apportant cette fertilitĂ© sur la zone Ă  biomasse, puis en ‹ exportant â€ş la MO, j’avais l’impression qu’on s’assurait une production importante de biomasse - consoude et autre - pour pailler, tout en rĂ©duisant Ă  nĂ©ant les risques de contamination bactĂ©riologique, qui de toute façon ne sont guère inquiĂ©tants Ă  la base.

Fin de contribution au brainstorming :wink:

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Merci pour ta réponse. Effectivement un coteau calcaire exposé sud avec 20cm de sol ce n’est pas l’idéal. Les tournesols ne sont pas une plante magique (ça n’existe pas d’ailleurs, ou alors elles le sont toutes :upside_down_face:) et ce n’est pas étonnant si c’est l’unique plante support de taille de perturbation du système que ton sol ne soit pas couvert.
Quelles sont les plantes spontanées qui poussent autour de toi ? Quelle est la composition de tes bordures vivantes ?

Oui sur les terrains difficiles, les plantes Ă  biomasse sont les premières Ă  mettre en place, anticiper l’automne avant le printemps de culture. Consoudes a donf, menthe, mĂ©lisse, j’ai validĂ© que les gĂ©raniums vivaces marchent bien aussi en couvre sol et bloque herbe, les pois de senteur (vesce commune) sont une piste intĂ©ressante aussi… avant je voulais m’en dĂ©barrasser, maintenant je leur trouve des vertus biomasse Ă  « zĂ©ro occupation du sol Â» !!! Les boules d’oxalis aussi. Et les arbustes. Je dĂ©bute, mais je commence Ă  structurer les planches avec les vivaces (plantes et arbustes, avant de mettre les potagères). Le lierre terrestre est aussi interessant en couvre sol anti herbe. Sur certains endroits j’ai aussi du mal Ă  avoir des beau tournesols, les escargots en ont bouffĂ© plein et ils ne poussent pas fort. je syntrope avec n’importe quoi par dĂ©faut (haie, troene, ronce sans Ă©pines, herbe, sureau hieble, renouĂ©e du japon) : bonifier les pestes :slight_smile: , car c’est ma première annĂ©e et je n’ai pas encore assez de vivaces et je ne veux pas me ruiner en achat de plantes comme le gars de la vidĂ©o you tube. Les lavandes romarin peuvent ĂŞtre intĂ©ressants sur des coteaux secs. Onagre, mauve, rose tremière.

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Je suis dans le mĂŞme cas. Je renforce en semant davantage. Mais le problème de manque de biomasse arrive en juillet, aoĂ»t oĂą, pour faire vivre les petits plans, je suis obligĂ©e (suite Ă  des essais) de dĂ©gager pas mal les plants pour qu’ils poussent. De ce fait, le jardin est beaucoup moins protĂ©gĂ© et je bĂ©nĂ©ficie peu du cycle secret de l’eau. J’ai donc arrosĂ© tous les deux jours, et je compte sur « l’accumulation Â», c’est-Ă -dire que chaque annĂ©e, je dispose d’un peu plus de biomasse. Cela signifie sur mon jardin, qu’au lieu d’avoir un changement radical et important, ma terre progresse pas Ă  pas. J’ai rĂ©sistĂ© Ă  l’apport d’intrant.

Les plantes spontanées qui poussent par ici: chênes, frênes,hêtres, genevriers, cornouiller males et sanguins, aubepines, merisiers, cerisiers de st lucie, viornes.
Et dans mes bordures vivantes: menthes melisses et consoudes. Toutes poussent bien mais menthes et melisses ne sont vraiment intéressantes a perturber qua partir de l’année 2

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Merci pour le détail :pray:

Pour que le sol ne soit pas nu, plusieurs solutions pour moi :

  • Planter plus dense : Car si le sol est nu Ă  un endroit c’est qu’il n’y a pas de photosynthèse et donc qu’une plante pourrait y pousser.

  • Augmenter le nombre de plantes supports de taille de perturbation : en introduisant d’autres plantes que le tournesol et maĂŻs afin d’avoir une succession d’annuelles pour le placenta (feverolle, phacĂ©lie, lupin, ricin, amarante, chia).

  • S’appuyer sur les spontanĂ©es : je ne connais pas votre design, ni les objectifs de production mais une solution utilisĂ© pour des agro-Ă©cosystèmes en arboriculture est de faucher rĂ©gulièrement l’inter-rang les premières annĂ©es, pour venir pallier au manque de biomasse produite sur les lignes.

  • Etre patient.e : Sur le type de sol que vous Ă©voquez, il est pas Ă©tonnant qu’il soit difficile de produire beaucoup dès la première annĂ©e. L’annĂ©e 2, les vivaces devront normalement pourvoir ĂŞtre taillĂ©es rĂ©gulièrement et ajouter un apport supplĂ©mentaire.

De manière gĂ©nĂ©rale, je pars du principe qu’avoir « trop Â» de biomasse n’est pas un objectif louable non plus. Si le sol n’est pas en capacitĂ© de digĂ©rer l’ensemble cela peut conduire Ă  des blocages. RĂ©gĂ©nĂ©rer un sol prend du temps, Ă  nous d’essayer de lire au mieux ses besoins :pray:

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Hola to@s! On parle généralement de production de biomasse estivale mais on oublie le potentielle de production de celle-ci, en amont, c’est à dire en hiver, sous la forme de couverts végétaux! Je pense que c’est une des clés le bon fonctionnement d’un système syntropique en climat tempéré, où contrairement aux systèmes tropicaux humides (où la syntropie à été pensée), nous n’avons pas de pousse continue au fil de l’année… Qu’en pensez vous?

Les couverts végétaux sont bien pour démarrer, et venir s’insérer dans le placenta. En revanche une fois que l’agroécosyteme a dépassé ses 2 ans (voir 1ère année), ils ne devraient plus avoir besoin de mettre des couverts végétaux vu que l’entièreté du sol est couverte par des plantes pérennes (dans des systèmes syntropiques hors potager / maraîchage) :herb:

Concernant notre saisonnalité, je ne sais pas s’il est nécessaire de vouloir faire plus de photosynthèse l’hiver que ne le fait un écosystème naturel en climat tempéré. Avoir une litière organique sur le sol pendant l’hiver fait aussi partie du fonctionnement du Vivant sous nos latitudes (cf travaux de Francis Bucaille).

Je travaillerais l’année prochaine si les financements se débloquent, sur la mise en place système syntropique dans un couvert végétal. @Fran-boise fait aussi cela sur son terrain cette année, si certain.es souhaitent aller l’aider planter pour voir ce que ça donne :wink:

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Sur sol drainant acide et assez pauvre, pour la première année je semerai au printemps de part et d’autre des lignes centrales lin, sarrasin, vesce de printemps, phacélie et bourrache. Je laisserai quelques sarrasins, phacélie et bourrache qui se resèment bien toutes seules intactes.

Peut être je détruirait que les 3/4 de chaque bande. La question de l’emplacement du quart que je laisserais est ouverte, le plus facile serait le quart qui borde la ligne centrale, mais c’est aussi peut-être une compétition racinaire, qu’on peut voir comme un inconvénient (espace de racines et nutriments vont au couvert végétal) ou un avantage (pousse les plantes perennes à faire leurs racines vers le bas).

Je pense que pour installation de systèmes basées sur une majorité de plantes perennes (perturbation et principales), les engrais verts peuvent être bien utiles pour faire concurence aux graminées, que le sol soit couvert partout, et contribuer à palier au manque de biomasse en attendant que le reste prenne le relais. Je pense détruire à la faux, car je suppose (totalement hypotétiquement) que ça fait une meilleure perturbation qu’en couchant. Quelqu’un a un avis là-dessus peut être?

Ensuite je n’envisage pas de resemer les prochaines années aussi parce que ça représente un coût, comme je ne me vois pas récolter assez de graines à la main.

A propos de coĂ»t, pour de plus ou moins petites quantitĂ©s le site agrosemens a des prix très corrects. Il y a sur ce site aussi le sorgho ‹ Armorik â€ş, destinĂ© grain - sans gluten, bien pour la biomasse, et pour le froid par rapport Ă  d’autres sorghos, en bio. Pour le sorgho il est indiquĂ© « ou Arkane F1 selon disponibilitĂ© Â», je les ai contacté·es, c’est bien le Armorik en stock en ce moment. A noter que les semences de bourrache de Semences du Puy sont moins chères.

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ça fait plaisir de voir que le forum est utilisé pour d’aussi beau brainstorming:)

Pour ma part je reste convaincu que le modèle de la tortue zèbre est la plus sécuritaire, puisqu’il ne faut pas forcément réussir ses semis tous les ans, que les cycles et les strates sont respectées dès le début du printemps, et que surtout avec des bordures vivantes pérennes des productions pérennes et de la biomasse ligneuse en quantité, on arrive vraiment à faire une belle production.

Deuxième chose : n’oubliez pas que le but est d’avoir un sol noir riche profond et qui sont bons champignons, et qu’il ne faut pas non plus cracher sur l’apport extérieur de biomasse au départ, tant que ça ne reste pas la seule solution mise en place.…

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J’ai eu de belles réponses en perturbation bordure vivante biomasse avec des oxalis ( les boules à fleurs roses), pratique car stables géographiquement développement lent, mettre une boule tous les 20cm; et avec des géraniums vivaces, plus couvrants que la menthe mélisse, mais s’étalent au bout de 3- 4 ans, à réduire en largeur, facile à multiplier, donc pas cher.

Je ferme mon jardin pour l’hiver et je rabat mes deux gros pieds d’hortensias, mais voilà de larges feuilles sur leurs tiges? Je vais voir pour l’exploiter en biomasse&ombrage, l’année prochaine… à suivre.

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tu me rediras Hélène ce que ça donne pour tes hortensias, j’en ai plein, devant la maison à l’ombre, et je les ai taillé pas mal à l’automne… qui ont produit de la matière pour le compost. Je réfléchis à quelle autre plante, leur biomasse pourrait profiter…

J’en ai fait de nouvelles boutures et j’ai tout rabattu en ce debut de printemps précoce, je trouve qu eça le fait bien, en plus les boules fleuris font des protection hivernales sur les plantes fragiles, je crois que je vais vraiment en profiter !

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