Je ne sais pas ce qui fait que vous manquez de biomasse (ph du sol, sol peu épais et donc reserves d’eau limitées…?). Chez toi sauf erreur de ma part les plantes sont à 25 cm les unes des autres, ça paraît suffisant comme densité. 20 cm de sol c’est quand même très peu. C’est troublant que la personne avec laquelle tu as échangé ait un problème de biomasse avec des tournesols de 4,50m de haut. Peut-être y a-t-il des ajustements à faire, mais lesquels? Je ne sais pas.
Ce qui me paraîtrait pouvoir être aidant, et qu’on va mettre en place là où je suis, ce serait une/des « centrales à biomasse » à proximité de tes planches. Une/des zones dédiées essentiellement à la production de biomasse qui puisse être ‹ exportée › et étalée là ou il en manque sur tes planches. L’idéal je trouve c’est de n’avoir à marcher que le moins possible avec la biomasse, du coup une option à laquelle je pense pourrait être de faire des carapaces de tortues très larges, et de les perturber par moitié, pour pouvoir y aller franco tout en continuant si besoin de profiter de l’effet protecteur de l’autre moitié, pas ou moins perturbée. La fois d’après on inverse. En option on peut receper/tailler en trogne les deux moitiés en fin de saison quand on a plus besoin d’ombre.
Autre option des multi-tortues, avec chacune leur carapaces, englobées par une autre carapace, comme des organismes multi-cellulaires. On pourrait perturber alternativement les carapaces et les sur-carapaces.
Quelque part ça reviendrait à réintroduire les interlignes d’Ernst Götsch, mais sans les placer en interligne (ce qui est problématique en climat tempéré si j’ai bien compris, ça espace trop les planches de culture). Ces interlignes sont bien en quelque sorte des centrales à biomasse, herbacées en l’occurence, si ma mémoire est bonne. Le fait de les placer en carapaces ou à coté des tortues permet plus de liberté, d’y mettre des plantes ligneuses, des arbres…
Après les premières années tes planches, y compris les trognes, devraient produire suffisament de biomasse pour ne plus avoir besoin d’en importer, avec en même temps le sol qui s’agrade, contient plus de matière organique et donc retient plus d’eau, etc. Plus nécessairement besoin donc de ramener de la biomasse de tes centrales à biomasse. Si il n’y a pas de nouvelles planches à mulcher, c’est toujours possible de faire du compost avec la biomasse excédentaire, du bois de chauffage ou d’oeuvre, ou autre.
On peut imaginer de passer une centrale qui a joué son rôle en zone 4 ou 5 de permaculture, pour la faune. Dans ce cas l’abandon ou semi-abandon serait possiblement un problème si la centrale est une carapace, et créer sa centrale à l’écart ou en bordure nord de son terrain pourrait être mieux alors, quitte devoir à marcher un peu plus avec la biomasse le temps que la centrale est « en service ».
J’avais pensé y a quelques années à faire une centrale à biomasse qu’on puisse amender avec le produit fini des toilettes sèches. En apportant cette fertilité sur la zone à biomasse, puis en ‹ exportant › la MO, j’avais l’impression qu’on s’assurait une production importante de biomasse - consoude et autre - pour pailler, tout en réduisant à néant les risques de contamination bactériologique, qui de toute façon ne sont guère inquiétants à la base.
Fin de contribution au brainstorming 