Hello,
En agroforesterie syntropique pure, nous plantons tout le film d’un coup.
Le problème, c’est que si notre placenta 3D (tournesol, maïs…) qui est censé faire de l’ombre au départ échoue, on peut potentiellement perdre des plantations pendant l’été, ce qui m’est personnellement arrivé sur toute une ligne de plantations.
Maintenant, cela fait plusieurs fois que je vois des personnes qui partent (ou recommandent de partir) sur la plantation de pionniers Ă fond et de venir implanter les fruitiers plus tard.
Je pense notamment Ă ce projet :
Il y a aussi Byron de la chaine Byron Grows qui préconise désormais de procéder de la sorte.
Vous en pensez quoi ?
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OlĂ !
Planter des pionniers lorsqu’on part d’une prairie est plutôt logique, les plantes du potager ou de maraichage font partie du système d’abondance, pour le créer en accéléré soit on le fait :
- avec des annuelles et en 1) déchaumant 2) bloquant les graminées et adventices avec des bordures 3) apportant de la biomasse avec beaucoup de graines, tout ça dans la même saison
- avec des pionniers qui vont préparer le sol par leurs feuilles et leurs racines
Dans les deux cas le but est de passer d’un système de colonisation à un système d’accumulation et ensuite à un système d’abondance dont ont besoin nos chères annuelles !
La différence entre les deux est l’itinéraire technique et le délai pour arriver aux résultats.
Plus rapide avec la première technique mais plus risqué aussi comme tu le dis, car cela peut échouer plus ‹ facilement ›
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Bonjour, à mon sens il reste encore de bonnes raisons de planter tout en même temps sur les planches, car vu la densité de plantation en syntropie, et que les plantes pionnières qu’on utilise comme support de perturbation on le plus souvent (si ce n’est toujours) des systèmes racinaires très performants, en plantant les plantes de production plus tard, elles vont avoir du retard sur les autres et du mal à faire leur système racinaire dans un sol déjà densément occupé.
Après ça va dépendre aussi de quel type de système racinaire ont les voisins et prédecesseurs, mais par exemple je souhaite bon courage à un pommier qui voudrais se faire une place auprès d’un peuplier déjà bien installé.
En tout cas je n’attendrai sûrement pas plus d’un an si possible. Il y a peut-être des stratégies à imaginer pour « réserver » des emplacements avec des barrières racinaires, mais ça serait quand même tout un chantier. On peut aussi imaginer de planter toute une parcelle de pionniers, puis de se débarasser de tout quelques années après, si on peut penser à un moyen ou des essences qui permettent de faire ça sans que ça soit un travail trop important.
C’est en tout cas sûrement une bonne idée dans des systèmes agroforestiers non syntropiques, moins denses.
Cela dit, en syntropie planter plusieurs années à l’avance les carapaces de tortue est à mon avis une excellente idée, qui offira à peu de chose près les mêmes avantages sans présenter les inconvénients. Quitte à même longer de temps en temps l’intérieur de la carapace de quelques coups de bêche pour contenir un peu les racines de ce côté.