Le Jardin Potager Pédagogique de la Société d’Horticulture des Yvelines regroupe entre 25 et 30 personnes et a à sa disposition un terrain au sein de l’Arboretum de Chèvreloup à côté du parc du château de Versailles. Des jardinier.e.s chevronné.e.s y côtoient des jardinier.e.s moins expérimenté.e.s, d’où la fonction pédagogique.
Parmi les 250m² cultivés, une parcelle d’environ 15 à 20 m² est dédiée depuis l’année dernière à un essai de culture en syntropie. Versailles a été construit sur un marécage. La terre est très argileuse.
En 2025, 3 planches on vu pousser : tomates, blettes, courgettes, épinards, haricots, petits pois et poireaux, sous la biomasse des tournesols et des maïs. Leçon de cette première année : l’allélopathie du tournesol a été un vrai problème, à partir de juillet. Les courgettes ont fleuri mais aucune n’a fructifié.
Nous repartons pour une deuxième année d’essai avec un nombre plus important de jardiniers intéressés par cet essai. Les premières discussions sont intéressantes et prometteuses. Il est prévu de mettre la pédale douce sur le tournesol et d’essayer du sorgho… qui semble aussi avoir quelques propriétés alléloptahiques qu’on espère moins virulentes que celles du tournesol
Existe-t-il d’autres lieux où l’on essaye de pratiquer collectivement et pédagogiquement la syntropie ? Si oui, nous serions intéressés par des échanges sur la mise en œuvre.
Puis-je vous demander ce qu’il vous fait dire que le problème que vous avez eu est lié aux Tournesol ? D’ailleurs, quelles ont été les symptômes que vous avez constaté à part la non fructification des courgettes qui théoriquement ne me semble pas être liée aux Tournesols ?
Les tournesols ont des propriétés allélopathiques connues. Il se dit aussi qu’en terre suffisamment riche ce n’est pas un problème.
Au Jardin Potager Pédagogique, à quelques mètres de la planche où nous expérimentions une approche syntropique, nous avons eu des courgettes sans problèmes. J’ai par ailleurs une parcelle individuelle dans un jardin partagé. J’y conduis une expérience de culture syntropique. La terre est similaire. Je n’ai pas eu de courgettes alors que mes voisins qui ignorent tout de la syntropie en ont eu à revendre. Heureusement dans un autre jardin où je ne pratique pas la syntropie, j’ai eu une production suffisante pour en donner à mes voisins.
Autre indice. A mi-juillet, sur une planche de ma parcelle individuelle, j’ai semé 2 rangs de haricots nains parallèlement à la ligne centrale de tournesols. Un rang à 25 cmdes tournesols, l’autre à 50cm. Ces haricots ne sont pas réellement développés. Le rang le plus proche des tournesols est resté moitié moins développé que le rang le plus éloigné. Un phénomène similaire a pu être observé pour des poireaux repiqués. Alors que ceux qui n’étaient pas à proximité des tournesols se developpaient normalement, ceux qui voisinaient les tournesols n’ont commencé à croître que lorsque j’ai coupé les tournesols à l’automne…et encore. J’ai des poireaux qui 7 mois après repiquage à côté de tournesols ont à peine le diamètre de mon petit doigt…
Je n’ai pas d’analyses, ni de preuves scientifiques formelles, mais selon moi un faisceau d’indices concordants et en phase avec quelques publications que l’on peut trouver sur le Web.
Il est aussi possible que mes sols ne soient pas très riches et que cela aggrave les effets allélopathiques du tournesol.
Je me pose la question de ce qui fait qu’à certains endroits il n’y a pas ce soucis. Pourquoi les Tournesols se sentent menacés et par quoi ? Le sol peut être une part de l’explication, mais pourtant, Anaëlle Thery ne partait pas d’un sol vraiment riche à la base il me semble.
Je ne suis pas certains que les tournesols se sentent menacés. Si j’ai bien compris ils sécrètent des substances pour favoriser leurs graines.
Il me semble aussi que dans la description d’Anaëlle, elle avait apporté une bonne quantité de fumier et de compost. Dans mes 2 tentatives je n’ai apporté qu’un peu de compost de feuilles, donc probablement à forte teneur en carbone et peu d’azote. Par ailleurs les 2 sols sont très argileux avec des plantes bioindicatrices signalant un probable blocage du phosphore.
Il est possible que mes sols aient été insuffisamment pourvus en matière organique. Mais là, je suis dans le domaine de l’hypothétique.
Oui. Les tournesols étaient bien portants et mesuraient plus de 2m50, comme annoncé sur le paquet de graines… sauf ceux semés à côté des pommes de terre qui se sont arrêtés à 1m50. Je n’ai pas investigué ce problème.
Au sujet des tournesols il me semble que ce qui est expliqué a propos du fait qu’il empêche les autres cultures n’est valable que si vous les laissez monter en fleurs , ici dans le système syntropique normalement on ne laisse monter en fleurs que tres peunde tournesols la plupart seront perturbé avant.
La seule source que j’ai trouvée un peu complète sur le sujet est cet article…qui malheureusement ne cite pas ses sources. La toxicité serait permanente. Et oui, j’avais sabré un nombre conséquent de tournesols avant floraison. Il devait m’en rester 7 sur 3m50 à la floraison. Il s’agissait de tournesols multifleurs.
Mon essai courgettes tournesols et petits pois en bordure avait bien commencé et semblait prometteur. Il est possible que la production de substances néfastes soit proportionnelle à la taille de la plante et de son réseau racinaire. Donc plus effectif et perceptible quand le tournesol est développé et en fleurs. Il y a probablement des effets amplificateurs ou réducteurs suivant comment et quand on implante les différents plants sur la parcelle. Semis versus repiquage. Peut-être que si je repique des courgettes quelques semaines avant le tournesol, l’inhibition sera moindre, mais l’effet syntropique aussi ?