Design pour production de roses de damas

Bonjour,

Je travaille sur un design de micro-production de roses de damas pour ma compagne qui s’exerce à la pratique de l’herboristerie et souhaite essayer de faire de l’hydrolat de rose.

Contexte :

Ardèche du Nord, 700m d’altitude, climat méditerranéen de moyenne montagne dans la vallée de l’Eyrieux, sol léger, pH entre 6 et 7, orientation sud, haie végétale naturelle a 10 mètre à l’ouest composée de Douglas, de noyer, châtaignier, pruniers et cerisiers sauvage, frênes…

J’avais fait un design l’année passée dont une partie (ligne nord) a été planté au mois de mars de cette année.

Je suis revenu un petit peu sur le design pour la seconde partie (ligne sud).

Au départ, ma compagne voulait avoir 15 rosiers de damas donc j’étais parti sur un rosier tous les mètres, avec un chalef d’automne au milieu, du buddleia et nid de graine entre les rosiers et les chalef. Consoudes et PPAM en bordure vivante. C’est ce qui a été planté au printemps.

Il y a un ilot central qui est dédié à des plantes médicinales annuelles (matricaire, bleuet…)

Pour la suite, j’ai souhaité ajouter des peupliers en émergent et d’avoir les rosiers en strate haute. Un peuplier tous les deux mètres, et éventuellement ,si ça se passe mal pour les peupliers, un nid de graine avec notamment du frêne en back-up.

Je n’aurais pas les plants racinés de rosiers avant mars prochain, ce qui n’est pas idéal… Je me demande donc comment je vais faire pour organiser ma plantation. Je me disais que j’allais commencer par mettre les consoudes et fèveroles entre cet automne, mettre les boutures de peuplier dès cet hiver, puis planter les rosiers et chalef en mars. Je ne sais pas si les bouture de buddleia en mars peuvent prendre, mais je vois pas comment faire autrement.

Je suis également assez indécis sur les consoudes qui ne sont pas au mieux dans mon contexte pedoclimatique.

Voilà je ne sais pas si c’est très clair, n’hésitez pas si vous avez des questions. Je suis preneur d’avis aussi bien sur le design que sur les modalités d’implantation.
Merci d’avance !

Salut !
J’aurais pas mal de retours à faire mais difficile de tout écrire en un post.
En voici déjà quelques uns :

  • Le buddleia n’est pas une plante de mi-ombre, il n’est pas dans sa bonne strate lĂ  oĂą tu l’as positionnĂ©
  • Pareil pour la consoude, je trouve que ce n’est pas vraiment une plante d’ombre, je la remonterai d’une strate

Je peux te proposer de venir présenter ton design lors d’une session de design collaborative que nous pourrions organiser au sein de l’association Destination Syntropie, pour qu’on puisse te faire des retours, est-ce que c’est quelque chose qui te tenterai ?

A bientĂ´t

.:heart: :deciduous_tree: :dove: .
Lucas

Salut Lucas,

Et bien merci pour ton retour !

Sur les deux points que tu as évoqué, à vrai dire, je m’appuie sur le livre d’Anaelle et sur l’expérience que j’ai du terrain.

Pour le buddleia, il y a un design où Anaelle le place en strate moyenne dans son bouquin (page 87), même si effectivement dans un tableau en page 155, elle indique aussi qu’il est plutôt de la strate haute ou émergente. Je peux le remplacer par du saule qui irait mieux en strate moyenne pour production de biomasse mais j’aime bien le buddleia pour son feuillage qui persiste en hiver et qui est intéressant si je m’appuie sur ce que dit Hervé Covès à leur propos (captage de l’eau atmosphérique par les idioblastes, photosynthèse en hiver quand le reste n’en produit pas).
D’ailleurs, ils disparaitront peut-être plus tôt que ce que j’ai prévu dans le tableau espace/temps. Cela va, j’imagine, dépendre du développement des rosiers de damas qui ne seront que modestement taillé (taille d’entretien pour la floraison). Les chalefs seront de toute façon privilégié par rapport aux buddleia.

Pour la consoude, Anaelle la classe clairement en strate basse et préconise la bordure Est ou Nord. De mon expérience de terrain, je vois vraiment qu’elle est en difficulté dans mon contexte pédoclimatique. D’ailleurs je n’en ai pas qui pousse en sauvage dans mon coin élargi. Il est possible que je parte sur de la mélisse ou de la menthe des montagnes qui se plaisent mieux ici.

Concernant ta proposition, oui je suis partant mĂŞme si j’ai un agenda en mode « slow life Â» dense. ^^

Je te contacte en privé pour qu’on se cale sur une date et un créneau horaire, en sachant que je ne vais pas trop trainer pour passer la commande des plants de rosiers, le reste sera produit par des boutures et/ou semis que je ferai.

Quelques photos de la zone :

BOnjour, merci pour ton partage, je trouve ton design intéressant. J’ai une question, quand tu parles de buddleia, tu parle de la variété commune ? ou du sungold moins envahissant dont parle souvent Annaëlle ?

Bonjour,

Avec plaisir pour le partage !

Oui, le buddleia dont je parle est sans doute la variété commune que j’ai multiplié sur place.
Honnêtement, quand je vois que les gens du coin mettent dans leur jardin cet arbuste et qu’ils disent par la même occasion que le genêt à balai qui est natif est envahissant et une vraie m*rde, je me dis que finalement, l’arbre au papillon n’est pas un problème et je ne me prive pas d’utiliser la ressource que j’ai à disposition chez moi pour la biomasse. :smiley: D’ailleurs, j’étais un peu réticent concernant le genêt mais je vais de plus en plus l’utiliser car ça pousse bien, ça fixe l’azote, ça fait des jolies fleurs jaunes…